Pain : l’art de le servir et de le consommer

pain

C’est un cliché dont on ne peut se défaire : le Français est (presque) toujours représenté avec sa marinière, béret sur la tête et sa baguette de pain dans les bras. Ce pain, justement, fait partie de la base de notre alimentation, et se retrouve sur la table à tous les repas. Si nous ne sommes pas les seuls à en consommer tous les jours, nos relations avec le pain sont particulières. Aujourd’hui, l’art de le servir et de le consommer se perd. Bien que cet aliment soit le symbole de la convivialité, il est aussi accompagné de quelques règles de bienséance qui doivent être respectées.

Le pain, un classique

Les Français figurent parmi les plus grands consommateurs de pain au monde. Les statistiques avancent que chaque personne consomme en moyenne l’équivalent d’une demi-baguette par jour. Il faut dire qu’on en prend quasiment à chaque repas, et sous toutes les formes. S’il a longtemps trouvé sa place à table, il s’est rapidement converti pour nous accompagner dans la vie active. Le pain est donc légitimement devenu un cliché du français, mais est aussi considéré comme une institution. L’art de le servir et de le présenter a donc évolué pour devenir plus moderne, plus accessible à un public qui bouge en permanence.

Faut-il le couper ?

Les sets de couteau de cuisine incluent des couteaux à pain, conçus pour couper l’aliment sans l’abîmer. La lame à pain se retrouve logiquement sur la table, et fait les yeux doux à ceux qui voudraient se servir. La bienséance veut toutefois que ce couteau ne serve pas. En effet, le pain est fait pour être rompu, et non coupé. Beaucoup ont oublié que se servir d’un couteau à pain à table est particulièrement malpoli. Souvenez-vous : il s’agit d’un aliment convivial ! Il doit être pris à mains nues, et être rompu dans les règles de l’art. Un bon pain craquera évidemment sous la main, et devra être posé de manière que chaque convive puisse y accéder sans déranger.

Peut-on croquer dans son pain ?

C’est devenu une habitude dont il est difficile de se débarrasser : le pain est devenu un aliment dans lequel on croque, sans se soucier de la bienséance. La politesse à table veut cependant que les convives en retirent de petits morceaux, suffisants pour des bouchées. Vous l’aurez retenu : le pain ne se mord pas, au risque de passer pour le pire des goujats. Si vos hôtes ne vous en font bien évidemment pas la remarque, sachez que poser les dents dans sa tranche de pain est la meilleure manière de passer pour un rustre. Retenez que le pain est un aliment délicat qui se manipule uniquement au besoin, et que ses miettes ne doivent pas se poser partout sur celui qui le consomme.

Le pain et l’assiette

Il est aussi devenu courant de poser son pain dans son assiette, par envie de ne pas salir, ou simplement par esprit pratique. Mettre son carré de pain dans un plat est cependant grossier, et ne doit pas se faire à table. Seule la maîtresse de maison peut choisir de poser les pains sur les assiettes, avant que le repas ne commence. L’art de la table lui permet, en effet, de choisir pour cet emplacement, ou de placer les pains à la gauche de chaque convive. Une fois retirés de l’assiette, ils resteront invariablement à gauche, tandis qu’ils s’émiettent de la main droite.

Choix et présentation

Le pain qui est servi lorsque vous recevez doit apporter assez de consistances pour rassasier les convives, sans pour autant être difficile à manger. Pour un dîner, le pain de mie ne se présente pas. Il peut éventuellement trouver sa place à table au petit-déjeuner, s’il ne constitue pas le sandwich de repas de midi. Pour les soirées où vous recevez, pensez à mettre sur la table un bon pain. Sa présentation dépend de l’humeur et des envies : s’il peut trôner dans une corbeille au milieu de la table avec le couteau à pain, il pourra aussi être présenté fraîchement découpé par les soins de la maîtresse de maison, qui préférera une coupe droite et nette.

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