Aujourd’hui on parle de philosophie. Oui, c’est aussi le jour de la télévision, mais on voudrait vraiment se poser la question : est-ce qu’un enfant peut avoir une vraie relation avec la philosophie ? Et inversement, qu’apportent les enfants au monde de la philosophie ? L’essentiel, c’est que cette rencontre se fasse de manière ludique en jouant ou à travers des histoires.

La philosophie et la pensée permettent avant tout de se rencontrer et de discuter. C’est ça qu’il faut que les enfants comprennent. Pythagore l’avait déjà compris : éduquer les enfants et les hommes sans jamais les punir.
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Qu’est-ce que la philosophie pour les enfants ?
C’est simple : pour construire une meilleure société future, les enfants doivent apprendre à vivre ensemble, à coexister. Et la philosophie est l’outil qui les y aide. Oubliez l’idée que c’est une matière abstraite et trop compliquée pour eux.
Pensez en même temps que les enfants, observez comment ils font leur propre réflexion. Grâce aux questions, vous les inciterez à raisonner et à exprimer leurs réponses. Ce n’est pas un exercice pédantesque, ça doit être amusant. Inversez le jeu du “pourquoi” et interrogez votre enfant. Un exemple : “Maman, pourquoi vivre si on meurt tous ?”, vous pouvez répondre “Et toi, qu’en penses-tu ?” L’essentiel c’est de rester neutre et de le laisser s’exprimer librement.
En classe ou à la maison, en parlant, en pensant, on transmet des valeurs comme le respect, l’écoute. Les deux s’apprennent par la philosophie.
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De quel âge commencer
À tous les âges on peut philosopher. Mais il faut que les enfants comprennent avec un langage adapté. Dans les librairies et sur Internet, vous trouverez des contes philosophiques dès 10 ans qui posent des questions à débattre et apprennent à raisonner en esprit critique. La manière dont ils répondent les rend plus créatifs.
Pour les enfants, c’est très stimulant d’aborder des sujets généralement absents des programmes scolaires : la mort, l’amitié, l’engagement, le mensonge, la vérité. Ça en fait de véritables acteurs de leur personnalité.
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Quelques jeux pour philosopher
Prenez le Petit Chaperon Rouge et relisez-le à travers la pensée d’Erich Fromm. Transformez le loup en victime au lieu de l’agresseur. Demandez alors à votre enfant : pourquoi n’a-t-on jamais lu l’histoire du loup ? Comment se construit la vérité ?
Dixit est un jeu très divertissant, recommandé à partir de 8 ans. Deux jeux de cartes : l’un avec des phrases (philosophiques ou non), l’autre avec des images très suggestives. L’idée est d’associer la phrase avec une image et d’expliquer son choix. Ça développe l’imagination et la pensée relationnelle.
Imaginez, dès 10 ans : vous composez une énigme avec des indices. Les cartes transparentes avec icônes se combinent pour trouver la solution. À faire solo ou en équipe. Parfait pour la résolution de problèmes, la coopération et l’établissement de relations.
