Les chiffres de la violence masculine restent préoccupants. Les institutions et organismes tentent de proposer du soutien, mais beaucoup de femmes passent inaperçues. Le 016 est le numéro à contacter pour les femmes victimes. L’appel ne figure pas sur la facture, mais pensez à supprimer l’historique des appels.

Le problème, c’est que de nombreuses femmes ne reconnaissent pas la violence de leur partenaire. Avant les coups viennent la dévalorisation et la perte d’estime de soi. Vous cherchez à y voir clair ? Voici les signes qui peuvent vous aider.
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Comment reconnaître une femme maltraitée
Quelques comportements peuvent indiquer une situation de violence conjugale. Vous n’avez pas besoin de les retrouver tous. Le problème réside souvent dans l’habitude : ces comportements paraissent normaux quand on vit avec. On en oublie qu’il s’agit de violence. C’est justement cette normalisation qui rend les choses dangereuses.
Commençons par la jalousie et la possession. Elle se manifeste en consultant votre téléphone sans raison valable, en vous interrogeant sur vos contacts masculins ou en demandant “pourquoi il t’a appelée ?”. Cela mène généralement aux accusations de flirt, d’infidélité ou de désir de l’être. La possession peut aussi se traduire par le contrôle des dépenses, même si vous travaillez.
Une femme maltraitée renonce progressivement à voir ses amies, sa famille, ses collègues. Elle arrête ses études, son travail ou toute formation professionnelle.
Dans les cas plus graves, l’homme humilie la femme devant les autres ou en son absence. Les menaces et agressions peuvent survenir. Il peut aussi miner son autorité auprès des enfants ou rivaliser avec elle pour leur attention.
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La violence de genre touche toutes les classes sociales
La violence de genre se produit principalement au sein de la famille. Elle ignore les classes sociales, les origines ethniques ou géographiques. En 2018, plus de 47 femmes ont été tuées par leur partenaire. Parmi elles, 80% n’avaient jamais porté plainte et elles ne se reconnaissaient pas comme victimes. Les dénonciations interviennent souvent après des années de violences silencieuses.
Ce ne sont pas seulement les femmes élevées dans un contexte patriarcal qui subissent cette violence. Elle touche aussi les jeunes filles et adolescentes, même au lycée et à l’école.
Selon la dernière enquête de l’INE (Institut national des statistiques), 12,5% des femmes de plus de 16 ans ont subi de la violence masculine.
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Libres, l’application contre la violence masculine
Le ministère de la Santé et des Affaires sociales a développé une application gratuite. Disponible sur Android et iOS, elle s’adresse aux femmes victimes de violence et à ceux qui détectent ces situations et veulent les signaler.
L’application propose des textes, des numéros utiles, des témoignages, des vidéos, des audios, des conseils, des documents et des liens vers des ressources pertinentes. Vous y trouverez aussi des mesures d’autoprotection pour sécuriser votre vie et celle de vos enfants.
C’est un outil gratuit qui préserve votre confidentialité. Simple à utiliser et accessible aux personnes handicapées. Bien qu’initialement pensée pour les adolescentes et les jeunes femmes, elle s’adresse à tous les âges. Utilisez-la si vous en sentez le besoin, peu importe votre âge ou votre aisance avec la technologie.
